Le bonheur de la France et le malheur de l’Afrique

Le Tchad figure en bonne place des clients de la France, en matière d’armements. Rendu public lundi, le rapport du ministère français de la Défense sur les exportations d’armement en 2008 indique que les ventes d’armes de la France au Tchad ont progressé de 50% l’année dernière, pour atteindre près de 13 millions d’euros. Un pactole qui dépasse l’aide apportée par la France à Ndjamena la même année pour renforcer le système éducatif, lutter contre la mortalité infantile et le Sida.

Mais la France avait-elle le droit de livrer des armes au gouvernement tchadien ? Non, estime une coalition d’Ong dont Amnesty International France, Oxfam France – Agir ici, le Secours catholique, Caritas France et le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD). Selon ces organisations regroupées dans une plate-forme baptisée « Contrôlez les armes », les 27 pays membres de l’Union européenne ont adopté en décembre dernier un « Code de conduite de l’Union européenne en matière d’exportation d’armements « , à travers lequel ils se sont engagés à ne plus vendre d’armes dont l’usage pourrait participer à de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire, ou porter atteinte au développement économique.

« Organiser un grand débat parlementaire »

Or constatent les Ong, « une commission d’enquête internationale, soutenue par la France, a conclu aux responsabilités principales et directes des autorités tchadiennes dans de graves violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire qui ont eu lieu au cours de la bataille de Ndjamena, en février 2008 ». L’appui militaire de Paris avait permis au président Idriss Deby Itno de sauver son pouvoir menacé par une rébellion armée venue du Soudan voisin.

Par conséquent, « les députés doivent se réveiller et interroger le gouvernement sur la légalité des exportations de la France vers des pays comme la Chine, la Colombie, Israël ou le Tchad », exhorte Nicolas Eucken, d’Oxfam France. Selon ce responsable, les élus français doivent aussi organiser un grand débat parlementaire, « pour demander au gouvernement ce qu’il compte faire pour mettre la législation française en conformité avec ses engagements européens »

Notre sauveur Thomas Sankara et que Dieu le Tout Puissant te garde à sa Droite

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L’Afrique a besoin des hommes integres pour son development,et non pas de ces carnassiers qui ne sont la que pour leurs propres interets.

Notre cher grand Sankara a semené dans un continent riche dans son sous sol et jusqu’à present l’Afrique n’a pas toujours récolté ce que le grand sage d’Afrique a sémé pour sa masse populaire, et c’est pourquoi nous pridistes, nous emboitons le pas de notre Sauveur Thomas Sankara, qui n’a eu peur de rien même pas de la maudite France qui l’a fait tué par son grand ami d’enfance Blaise Compaoré qui aujourd’hui circule tranquilement dans le pays, dans le continent et même médiateur de la crise de Conakry et on parle de la CPI….

Nous avons appris de ce dernier que la démocratie s’arrache et ne s’obtient pas tel comme veulent nous le faire croire des grands dictateurs africains et français à l’image d’Omar Bongo Ondimba (le diable en personne), Mittérant, Sarkozy, Chirac,Alain Bongo, Blaise Compaoré,Paul Biya,etc.

Thomas Sankara et Ché Guevarra ont réellement aimé leurs masses populaires et c’est pourquoi ils ont été tué par des barbares français et americains.

Nous devons redessiner notre avenir, en refusant la mondialisation et en optant pour un marché commun africain mais tout d’abord chassé du pouvoir tous les fils et familles des dictateurs décedés en Afrique…

Le nouveau décompte des voix est terminé

 La Cour constitutionnelle gabonaise a terminé samedi le nouveau décompte des suffrages de la présidentielle du 30 août mais ne donnera pas son résultat. Elle a également terminé l’audition des requérants demandant l’annulation du scrutin. La Cour ne devrait pas rendre son verdict final avant au moins 8 jours

Le plus dur est fait, mais la procédure est loin d’être terminée. La Cour constitutionnelle ne rendra pas de décision avant une bonne dizaine de jours. Tous les suffrages ont donc été recomptés comme le souhaitaient les candidats ayant déposé un recours.

Les magistrats de la Cour doivent maintenant rédiger leur rapport, ensuite la Cour constitutionnelle se réunira lors d’une audience publique au cours de laquelle les requérants seront également entendu comme dans un procès. Ce n’est qu’à l’issue de ces débats que la Cour pourra enfin se prononcer et désigner le vainqueur de l’élection présidentielle du 30 août dernier.

« La procédure s’achemine maintenant vers la fin. Nous pensons qu’en fin de semaine prochaine les rapports pourront être produits par les magistrats rapporteurs et présentés en audience publique, estime Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon. Nous sommes tenus par les délais constitutionnels. Nous avons au maximum un mois à partir du quinzième jour qui suit la proclamation des résultats. Nous pensons que ce sera au plus tard dans une dizaine de jours ».

La Cour constitutionnelle sera donc en mesure de désigner le vainqueur de la présidentielle. Ses décisions sont souveraines et ne peuvent faire l’objet d’aucun appel ni d’aucun recours.

Le Gabon se rapprocherait lentement mais surement des Pays Arabes

L’OCI veut accompagner le président élu Ali Bongo Ondimba, dans « ses efforts à faire du pays un pays moderne, prospère

Le Secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), le Professeur Ekmeleddin Ihsanoglu, a adressé via une note parvenue ce vendredi à GABONEWS, ses « chaleureuses félicitations » ainsi que ses « sincères voeux de succès et de réussite » au président élu, Ali Bongo Ondimba, tout en réitérant la volonté de son organisation à « accompagner » le nouvel élu « dans ses efforts tendant à faire du Gabon un pays moderne, prospère, démocratique et uni ».

Dans la lignée du message déjà adressé mercredi aux candidats malheureux à la présidentielle les exhortant à « serrer les rangs avec leur chef élu aux fins de faire avancer le pays », le Professeur Ekmeleddin Ihsanoglu a également tenu, au non de son institution à saluer la victoire d’Ali Bongo Ondimba.

De ce fait, le Secrétaire général de l’OCI souligne de prime abord qu’il a « suivi avec beaucoup d’intérêt le déroulement de l’élection présidentielle qui a eu lieu le 30 août 2009 ». A ce tire, ayant pris connaissance des résultats rendus publics par les instance habilité à le faire et déclarant Ali Bongo vainqueur, Pr Ihsanoglu adresse ses « chaleureuses félicitations » ainsi que ses « sincères voeux de succès et de réussite » au président élu.

Il rassure le candidat du parti démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir) qu’il « demeure convaincu » que son « élection à la magistrature suprême contribuera à renforcer la cohésion du peuple gabonais frère ».

Aussi, réitère-t-il, la « disponibilité de l’OCI » à « accompagner » dans ses efforts le nouveau chef de l’Etat « dans ses efforts tendant à faire du Gabon un pays moderne, prospère, démocratique et uni ».

La mercredi, Pr Ihsanoglu s’est dit satisfait de l’engagement du peuple gabonais au processus démocratique, tout en exprimant ses félicitations au nom des États membres de l’OCI et en son nom propre au nouveau président élu.

Il avait par ailleurs exhorté les autres protagonistes à serrer les rangs avec leur chef élu aux fins de faire avancer le pays, de même qu’il avait appelé tous ceux qui se sentiraient lésés à obtenir réparation en ayant recours aux instances judiciaires et à éviter les actes qui pourraient saper la paix et la stabilité que le Gabon a longtemps connues.

De même, le Secrétaire général avait rassuré le peuple gabonais de la solidarité inébranlable de l’OCI avec leur pays


 

Samedi 19 Septembre 2009 – 14:30

Appel à Surseoir l’Investiture d’Alain BONGO ONDIMBA le nigérian jusqu’au Prononce du Verdict Final du Contentieux Electoral

Appel à Surseoir l’Investiture d’Ali BONGO ONDIMBA jusqu’au Prononce du Verdict Final du Contentieux Electoral

LETTRE OUVERTE, A LA PRESIDENTE PAR INTERIM, MADAME FRANCINE ROGOMBE
ET A TOUS LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT GABONAIS

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

Nous, Mouvement de Défense des Droits et des Libertés du Peuple
Gabonais, en France; Nous, Comités de Soutien des Candidats victimes du
hold up électoral, perpetré par leur adversaire Ali Ben BONGO ONDIMBA,
le 3 septembre dernier; Nous, Amis, Sympatisants du Peuple Gabonais
éprouvé et toute la Diaspora de l’Europe; à la lecture des résultats de
la Commission des Experts, mandatée par lesdits candidats à l’élection
présidentielle du 30 août 2009, par les partis politiques et les
sociétés civiles, afin d’apprécier les résultats du scrutin tels
qu’annoncé par la CENAP; Unanimement, Nous vous demandons de SURSEOIR
l’INVESTITURE d’Ali Ben BONGO ONDIMBA, jusqu’au prononcé du verdict
final du Contentieux Electoral, tel que l’exige la Constitution
Gabonaise.

Selon le rapport de la Commission des Experts publié le 18 Septembre 2009, 67% des Procès Verbaux des bureaux de vote examinés comportent de très graves irrégularités et des cas de fraudes manifestes, qui interpellent le verdict de la Cour Constitutionnelle par respect des électeurs et la Constitution.

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, qu’il nous soit permise de rappeler que d’après la Constitution, le mandat présidentiel débute le jour de sa prestation du serment, toutefois cette prestation ne peut avoir lieu avant la décision de la
Cour Constitutionnelle rélative au Contentieux Electoral dont elle est
saisie.

Le 17 septembre 2009, André MBA OBAME a déposé auprès de ladite Cour, un recours en annulation du scrutin de certains bureaux de vote où des fraudes manifestes ont été relevées.

Un autre recours aussi a été déposé par Luc BENGONE NSI, pour non élégibilité d’Ali Ben BONGO ONDIMBA à la présidence de la République Gabonaise, au motif qu’il ne serait pas un gabonais de souche; en effet d’après la Constitution: « Toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat aux élections présidentielles, seule sa descendance ayant démeuré sans discontinuité au Gabon le peut à partir de la 4ème génération. »

Nous vous faisons donc observer que deux recours sont déposés actuellement auprès de la Cour Constitutionnelle, par les candidats malheureux à ladite élection du 30 aoùt 2009, mais respectueux de la Constitution et des Institutions de la République, bien que la présidente de ladite Cour soit la belle mère d’Ali Ben BONGO, poste qu’elle ne devrait plus occuper après deux mandats, ce qui est anti-constitutionnelle. Nous osons cependant encore croire à l’impartialité de ses collaborateurs, vu la situation dans laquelle les irrégularités et les fraudes massives, par excès de zèle de certains fraudeurs ont plongé le pays.

La décision de la Cour contitutionnelle devra intervenir dans un delai maximum d’un mois à compter du 15ème jour qui suit la proclamation des résultats de l’élection, toujours d’après la Constitution; par conséquent Madame Francine ROGOMBE, actuelle Présidente par intérim demeure en fonction, jusqu’à la décision de la Cour Constitutionnelle.

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, l’opinion nationale et internationale a les yeux rivés vers vous et espère que vous ne cautionnerez pas un résultat frauduleux au risque de créer une instabilité des institutions de la République et de glisser vers un pourrissement du pays où toute élection ne sera désormais qu’une
mascarade.

Respectueusement
MC PRICE, présidente du MDDLPG

Samedi 19 Septembre 2009 – 14:23

Recours devant le Conseil Constitutionnel

Un candidat à la présidentielle au Gabon a annoncé samedi avoir déposé chez un huissier un recours devant le Conseil constitutionnel demandant l’invalidation de l’élection d’Ali Bongo, au motif que celui-ci serait adopté et aurait donc acquis la nationalité gabonaise.

« Les origines du candidat Ali Bongo Ondimba demeurent ambiguës. S’il est avéré que ce dernier a acquis la nationalité par adoption, il appartiendra à la Cour de constater l’irrégularité de l’élection », indique le texte du recours que l’AFP a pu consulter et déposé par Luc Bengono Nsi, candidat malheureux (moins de 1%) à la présidentielle pour le Mouvement de Redressement national (Morena), le plus vieux parti d’opposition gabonais.

« L’intérêt supérieur du Gabon est sérieusement mis à mal avec l’élection d’un candidat aux origines douteuses », ajoute le texte.

Selon une rumeur persistante au Gabon, Ali Bongo serait un orphelin de guerre du Biafra (sud-est du Nigeria) et aurait adopté par Omar Bongo et son ex-épouse la chanteuse Patience Dabany. Pendant la campagne électorale, des messages téléphoniques sur internet affirmaient notamment qu’Ali Bongo était Nigérian.

En avril, Ali Bongo a formellement démenti la rumeur. « Quand je suis né, le Nigeria n’était même pas indépendant. Il (l’)est devenu un an après et cette guerre du Biafra a commencé » en 1967, alors que « j’ai déjà 8 ans », a-t-il commenté.

Pour M. Bengono Nsi, qui fait partie du collectif de candidats contestant les résultats du scrutin, « il ne s’agit pas de xénophobie », mais « d’appliquer la loi. La Constitution prévoit ce cas. Il faut l’appliquer ».

L’article 10 de la Constitution gabonaise stipule que « toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la Présidence de la République ».

Le collectif de candidats contestant les résultats de l’élection a précisé vendredi qu’il déposera un recours « en temps opportun », avant la date limite du 19 septembre.

Selon une source de ce collectif, ce recours devrait être déposé la veille du 19 septembre et portera uniquement sur les « irrégularités de l’élection ».

Le rapport du « Front du refus » sur la fraude du 30 août

 

Réuni le 11 septembre dernier à Libreville pour un appel aux populations à un mouvement de grève générale du 14 au 16 septembre prochains, le Front de refus du coup de force électoral a présenté le rapport de l’experte mandatée pour étudier le déroulement du vote de l’élection présidentielle le 30 août dernier . Celle-ci a mené à la proclamation, le 4 août, de la victoire d’Ali Bongo Ondimba. Dans son rapport préliminaire, l’ancienne caissière de la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), Marguerite Okomo Obame, dénonce notamment l’utilisation d’urnes pirates, l’absence d’isoloirs dans certains bureaux de vote ou encore la manipulation des taux de participation, appelant à une enquête internationale pour vérifier la validité du scrutin.

 

Alors que les autorités continuent de crier à l’affabulation et réclament des preuves quant aux accusations de l’opposition concernant la fraude massive, le Front de refus du coup de force électoral, qui réunit 15 candidats dénonçant les résultats officiels du sccrutin, a présenté le 11 septembre dernier le rapport préliminaire sur le déroulement du vote du 30 août dernier.

L’ancienne caissière de la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), Marguerite Okomo Obame, a effectivement présenté son rapport qui énumère les «nombreuses anomalies [qui] ont été observées et qui permettent d’établir avec clarté la fraude massive qui a émaillée l’élection présidentielle du 30 août 2009».

Le rapport dénonce en premier lieu «l’utilisation d’urnes non codifiées dans de nombreux bureaux de vote», alors que la loi élecotrale en vigueur impose leur codification. A la lecture des procès verbaux, l’experte a identifié trois types d’urnes, à savoir «des urnes codifiées conformément à la loi» ; «des urnes portant de simples numéros n’obéissant à aucune logique de codification» et «des urnes sans aucun numéro».

Avant le vote, certains candidats, notamment l’ancien ministre de l’Intérieur, André Mba Obame, avaient averti sur la présence de ces «urnes pirates» destinées à gonfler les scores en faveur d’un candidat.

«Le bureau de vote de YENE 2 dans la province du Haut Ogooué ou encore les bureaux n° 2 et 3 de la mission diplomatique du Gabon au Sénégal», auraient notamment utilisé ces urnes «pirates», précise le rapport.

L’utilsiation de matériel électoral «pirate» aurait permis le «bourrage des urnes conduisant à un nombre de votants supérieur au nombre d’inscrits» ; «la manipulation des résultats» ; «un nombre d’enveloppes trouvées dans l’urne supérieure au nombre d’émargements constatés par les votants», affirme l’experte.

Par exemple, au centre de vote de l’école publique de Louis, dans le 1 er arrondissement de Libreville, les procès verbaux font état de 423 inscrits et 165 votants, alors que le nombre d’enveloppes dans l’urne est de 550, démontre madame Okomo Obame. Même constat au premier bureau de l’école publique SNI 1, à Owendo où on compte 485 inscrits 485 et 187 votants, avec paradoxalement 547 enveloppes dans l’urne.

«Nous pouvons affirmer que la non codification de toutes les urnes a été volontairement orchestrée par le ministère de l’Intérieur dans le but de permettre une fraude massive en faveur du candidat du PDG», ajoute l’ancienne caissière de la CENAP.

Le rapport relève en outre «la non utilisation systématique des isoloirs en zone rurale, en violation de l’article 92 de la loi électorale», à l’instar notamment le centre de vote de Lemengue dans la Lombo Bouenguidi, province de l’Ogooué Lolo, qui se trouvait situé dans le village du secrétaire général du PDG, Faustin Boukoubi. Dans ce bureau de vote, «des enfants de 12 ans ont voté» ajoute le rapport.

«Dans la province du Haut Ogooué, les résultats obtenus par le candidat du PDG relèvent d’une
fraude massive orchestrée de manière experte» affirme encore madame Okomo Obame, expliquant que dans plusieurs départements, «le vote est de 100% pour un même candidat et dans le même temps les fiches d’émargement qui attestent de la réalité du vote de chaque électeur sont vierges ou incomplètes».

Elle cite notamment à cet effet les départements de la Mpassa, de l’Ogooué Létili, de Lékoko, de la Djouri Agnili, où «les procès verbaux de plusieurs bureaux de vote ont été rédigés par une seule et même personne», comme dans les 3ème et 4ème arrondissement de Franceville. «Dans les mêmes bureaux de vote ont retrouve des personnes qui sont à la fois contrôleur CENAP et secrétaire», conclu le rapport.

Or, la loi électorale en vigueur au Gabon stipule : «Constituent des causes d’annulation totale ou partielle des élections : (…) l’organisation des élections en dehors des circonscriptions ou sections électorales définies par la loi ; l’organisation du scrutin dans des lieux autres que les bureaux de vote réguliers ; le défaut d’isoloir dans un bureau de vote, même hors de toute intention de fraude ; le déplacement de l’urne hors du bureau de vote avant ou pendant le dépouillement sans l’autorisation du bureau de vote ; la constatation dans l’urne d’un nombre de lots d’enveloppes accolées supérieur au nombre d’émargements ; la manipulation avérée du fichier électoral ou de la liste électorale».

A la lecture du rapport de l’experte mandatée pour contrôler le déroulement du scrutin de l’élection présidentielle du 30 août, le Front de refus du coup de force électoral a demandé «la mise en place d’une commission d’enquête internationale sous l’égide du secrétariat général de l’ONU qui ferait la lumière sur tout ce que nous dénonçons et qui confirme le coup d’État électoral qui est en cours dans notre pays».

Publié le 12-09-2009    Source : gaboneco     Auteur : gaboneco   

 

 

Thomas Ibinga : « Ali Bongo n’arrive même pas à la cheville de son père »

Interview du porte-parole de l’opposant gabonais Pierre Mamboundou

Thomas Ibinga : « Ali Bongo n’arrive même pas à la cheville de son père » dans Urgent arton17530-e6f15

L’élection présidentielle gabonaise du 31 août, qui a vu officiellement l’élection d’Ali Bongo Ondimba à la tête du pays, continue d’être contestée. Les candidats déçus ont formé un front de coalition pour dénoncer les fraudes du scrutin. Porte-parole de l’opposant historique Pierre Mamboundou, Thomas Ibinga apporte son éclairage sur une situation des plus complexes.

Thomas Ibinga, porte-parole de l’opposant gabonais Pierre Mamboundou, a répondu aux questions d’Afrik.com concernant l’élection présidentielle du 30 août dernier. Le candidat, « menacé par le pouvoir, préfère pour l’instant limiter ses interventions publiques », explique-t-il. Il prendra la parole « en temps et en heure ». Alors que la situation est loin d’être apaisée, M. Ibinga apporte l’analyse de son candidat sur le front constitué par les candidats opposants contre le « coup d’Etat électoral » d’Ali Bongo, sur les soupçons de fraude, le rôle de la France dans l’élection, le bilan des violences post-électorales et la place de l’opposition face au clan Bongo.

L’Union du peuple gabonais (UPG), parti de Pierre Mamboundou, nous a fait parvenir sa version des résultats du scrutin. Elle est présentée comme constituée de la synthèse des procès-verbaux des bureaux de vote, rassemblés par les observateurs de l’UPG.

Résultats officiels Résultats de l’UPG

Afrik.com : Quelles sont les objectifs du front commun contre Ali Bongo après l’aboutissement de la procédure de contestation légale des élections ?
Thomas Ibinga :
Le front commun contre Ali Bongo est né de la concertation des candidats. Cette initiative est tout à fait conjoncturelle car les visions des différents candidats de l’avenir du Gabon sont loin d’être unanimes. Les personnes qui constituent cette alliance sont intelligentes et ont bien compris qu’au-delà des divergences, Ali Bongo reste le plus mauvais choix imaginable pour le pays.

Afrik.com : Quel rapport Pierre Mamboundou a-t-il avec les anciens ministres qui en font partie, à l’image d’André Mba Obame ?
Thomas Ibinga :
André Mba Obame était ministre de l’Intérieur jusqu’en juin, comme vous le savez. Il est à présent dans l’opposition et certains électeurs, à choisir entre le mal et le pire, ont choisi le mal. Encore une fois, notre positionnement est circonstanciel. Nous n’avons pas le droit de rester sourds au cri de changement du peuple, c’est pourquoi nous avons accepté de faire partie du front d’opposition.

Afrik.com : Serait-il acceptable pour M. Mamboundou de participer à un gouvernement d’union nationale sous la présidence d’Ali Bongo ?
Thomas Ibinga :
Ali Bongo n’arrive même pas à la cheville de son père. Pierre Mamboundou a toujours refusé de participer au pouvoir lorsque ce dernier était en place et il n’a aucune raison de changer de position aujourd’hui. La situation reste exactement la même qu’avant le décès de Bongo père.

Afrik.com : Les dirigeants de l’opposition avaient déjà été menacés, ils ne peuvent plus quitter le territoire gabonais. Est-ce un sujet de crainte ?
Thomas Ibinga :
Les opposants sont pourchassés, monsieur. Ali Bongo est tout à fait prêt à tuer ! Il traque tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Pierre Mamboundou constitue à ce titre une cible prioritaire pour Ali, car il est un véritable opposant, qui tient ses positions. Il avait prévenu avant les élections que les choses risquaient fort de tourner ainsi.

Afrik.com : Comment les médias gabonais traitent-ils de votre candidat ? Quelle est la liberté pour la presse critique du régime ?
Thomas Ibinga :
Dans les médias, c’est le black-out total sur ce que fait et dit Pierre Mamboundou. Ali Bongo régente la télé publique comme la télé privée. Le seul espace d’expression médiatique que nous avons pu avoir nous a très vite été retiré. La chaîne Africa 24 [basée en France, ndlr] avait ouvert son antenne à des membres de l’opposition. Visiblement, cela a eu suffisamment d’impact pour que le pouvoir expulse l’équipe du Gabon.

Afrik.com : Selon beaucoup de commentaires, le terrain avait été préparé bien en amont. Quelles irrégularités êtes-vous en mesure de prouver ?
Thomas Ibinga :
Avant même les fraudes du processus électoral, il est important de comprendre ce qui précède… La mort d’Omar Bongo a été à la fois un malheur et une chance, car il existait enfin une possibilité de changer les choses ! Chacun sait depuis des années que les fichiers électoraux sont le principal outil pour truquer les élections au Gabon. Nous avons donc essayé d’en finir avec les listes fictives en faisant appel à la communauté internationale, mais rien n’y a fait… Par exemple, pour cette élection, le Gabon comptait 800 000 électeurs pour 1,2 million d’habitants. Vous conviendrez que le chiffre est aberrant ! On peut dire sans trop de risque de se tromper que le collège électoral est constitué d’environ 500 000 personnes. Près de 40% des votants sont donc des électeurs-fantôme ! Le pouvoir n’a pas de scrupules à faire voter les morts, à donner leur carte d’électeur à des étrangers…

Afrik.com : N’y a-t-il pas un procès-verbal pour chaque bureau de vote ?
Thomas Ibinga :
Le bourrage des urnes, c’est le sport roi du Parti démocratique gabonais (PDG) ! Des procès-verbaux de vote fictifs sont rédigés, avec la complicité de certains partis prétendument d’opposition. Des candidats se laissent parfois acheter pour quelques millions de francs CFA [quelques milliers d’euros, ndlr]. Vous savez, quand on manque d’argent pour se nourrir et qu’on vous offre autant… Plusieurs opposants ont tourné casaque et se sont retirés la veille du vote pour favoriser Ali Bongo, à l’image de Casimir Oye Mba qui prétendait être gabonais autrement…

Afrik.com : Mais la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) n’est-elle pas censée effectuer un décompte indépendant ?
Thomas Ibinga :
Les résultats ont été proclamés alors que la Cénap n’avait pas fini son décompte ! Le ministère de la Défense(Ndougou qui doit mourir) est chargé de convoyer les urnes et les procès-verbaux des bureaux de vote. Ce n’est pas un hasard si Ali Bongo était à la tête de l’armée jusque quelques jours avant l’élection ! Il a ainsi pu préparer les résultats, en s’assurant de garder la mainmise sur le ministère le temps du vote. C’est le décompte du ministère qui a été proclamé…

Afrik.com : Et la Cour constitutionnelle ? N’est-elle pas garante des institutions et donc de la validité du scrutin ?
Thomas Ibinga :
Encore aurait-il fallu qu’elle soit équitable dans son jugement ! Sa présidente Marie-Madeleine Mborantsuo (porteuse du VIH et du cancer de l’utérus) est dans les faits très intéressée par les résultats du vote. C’est la belle-mère d’Ali Bongo, comment pourrait-elle juger de manière indépendante ? Sans compter qu’elle est entrée à la Cour en 1991, et qu’elle a largement dépassé les 5 ans renouvelables une fois que prévoient la loi. Elle a toujours ignoré le droit, alors vous croyez qu’on peut lui faire confiance ?

Afrik.com : On a pu entendre des propos étonnants de l’avocat Robert Bourgi, réputé proche du président Sarkozy, et la France a reconnu l’élection d’Ali Bongo avant la fin des procédures de contestation. Avez-vous des éléments concrets qui confirment votre thèse d’une ingérence française dans l’élection ?
Thomas Ibinga :
Rien qu’avec ce que vous décrivez, il n’est pas besoin d’éléments supplémentaires pour prouver l’ingérence de la France ! Robert Bourgi se disait parent d’Omar Bongo, il l’appelait « papa », vous savez. La France n’a même pas attendu que notre recours aboutisse, malgré ses engagements. Si ce n’est pas de l’ingérence, qu’est-ce donc alors ? Par ailleurs, Pierre Mamboundou a tout fait pour tenter d’éviter un bain de sang, et pour aider au bon déroulement de l’élection. Il a demandé bien avant le vote à la France comme à l’Union européenne (UE) d’agir en ce sens. L’opposition a pris ses responsabilités, pas la France.

Afrik.com : Justement, vous travaillez à établir un bilan des victimes des violences de Port-Gentil. Que savez-vous, à ce stade de votre enquête ?
Thomas Ibinga :
A l’heure qu’il est, même si nous n’avons pas encore de chiffres précis, je peux affirmer qu’il y a eu au moins une quarantaine de morts à Port-Gentil … Les soldats avaient des armes de guerre et ont tiré dans la foule. Nous avons appris qu’ils ramassaient les cadavres pour les jeter à la mer. N’est-ce pas inacceptable ? Le gouvernement a refusé de permettre aux observateurs missionnés par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) de revenir sur le terrain pour rencontrer à ce sujet le gouvernement et l’opposition. « Pas assez de morts », ont-ils prétexté ! Alors l’enquête internationale que propose le pouvoir, nous en connaissons d’avance les conclusions… Ces enquêtes sont toujours faites pour calmer les gens : le gouvernement arrose les observateurs et tout le monde repart la conscience tranquille.

Afrik.com : Vous avez annoncé détenir des résultats de l’élection qui contredisent la version officielle. Quels sont-ils donc et sur quelles preuves vous basez-vous ?
Thomas Ibinga :
Grâce à nos représentants dans les bureaux, nous avons pu récupérer les procès-verbaux originaux. Pierre Mamboundou arrive en tête, comme nous l’avions dit, suivi d’André Mba Obame. Ali Bongo arrive troisième. Je ne peux vous les communiquer avec exactitude mais je pourrai vous les envoyer depuis mon bureau. [Selon les résultats finalement communiqués, Ali Bongo est deuxième, ndlr]

Afrik.com : Selon vous, Pierre Mamboundou a-t-il pu avoir l’impression sous le règne d’Omar Bongo de servir de caution démocratique ? Les choses sont-elles parties pour changer ?
Thomas Ibinga :
Que voulez-vous y faire ? Nous sommes pour une alternative légale. Et puis notre situation est loin d’être simple. Pierre Mamboundou a été condamné par le passé pour avoir osé fonder un parti ! Le pouvoir n’a donc aucun scrupule à nous attaquer. Tout ce que nous pouvons dire est mauvais pour son image. Par exemple, il veut mettre les violences de Port-Gentil sur son dos. Les gens ont résisté violemment parce que c’était le seul moyen pour eux d’exprimer leur déception de voir leurs voix volées. Le droit de résister à l’oppression, c’est écrit noir sur blanc dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, vous savez. Pierre Mamboundou n’a pas appelé à se battre, il n’aurait pas pu de toute manière. Il s’était rendu pour un sit-in pacifique et bon enfant devant la Cénap.
Les bérets rouges ont chargé, lancé des grenades lacrymogènes et tiré à balles réelles. Or la réaction a été quasi immédiate après la proclamation des résultats.

les resultats de l’UPG

L’UPG affirme de manière crédible la victoire de son candidat. Envoyé par les partisans de l’opposant gabonais Mamboundou, le décompte réalisé par l’Union du peuple gabonais (UPG) des résultats de l’élection présidentielle du 30 août semble crédible. Leur analyse trace une géographie électorale du scrutin et affirme la victoire de Pierre Mamboundou.

L’Union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou nous a envoyé ce vendredi sa version des résultats du scrutin. Elle est présentée comme constituée de la synthèse des procès-verbaux des bureaux de vote, rassemblés par les observateurs de l’UPG. Les chiffres présentés restent incomplets puisqu’ils portent sur 160 074 votants. Toutefois, ils sont tout à fait significatifs de la tendance de fond de l’élection, à supposer que le travail d’agrégation a été effectué sérieusement. Si l’on prend au sérieux l’estimation de l’UPG d’un collège électoral en vérité de 500 000 citoyens (contre 800 000 officiellement), les statistiques approchent de la moitié des suffrages exprimés, une fois l’abstention prise en compte.

Les résultats globaux de l’UPG donnent l’avantage à Pierre Mamboundou (avec 40,71% des voix). Le candidat, tout comme André Mba Obame, avait affirmé avoir remporté le scrutin dès la fin des opérations de vote. Ali Bongo est classé deuxième (avec 28,86%), suivi d’André Mba Obame (avec 24,68%).

Résultats nationaux Résultats officiels Résultats de l’UPG

Les provinces de l’Estuaire (Libreville) et de l’Ogooué Maritime (Port-Gentil) représentent environ 55% de la population gabonaise. Elles méritent donc que l’on s’arrête sur les résultats qu’y rapporte l’UPG.

La province de Port-Gentil est considérée comme le fief de Pierre Mamboundou. Il n’est donc pas étonnant qu’il y fasse un très bon score, avec 68,12% des suffrages. Dans la province du Nyanga, au sud de Port-Gentil, le candidat revendique même un score supérieur, avec 69,00% des voix.

Mais le résultat qui retient le plus l’attention est celui de la province de la capitale Libreville. L’écart entre les résultats de Mamboundou et Bongo y est relativement faible (2,5 points). L’on peut même douter qu’il soit significatif de l’entièreté des résultats. Il reste que si leurs deux résultats devaient dans les faits être équivalents, Mamboundou serait toujours vainqueur au niveau national grâce à un écart total de l’ordre de 12 points.

 

S’il est impossible de trancher sur la réalité des résultats proposés par le camp de Pierre Mamboundou, les documents que nous avons à disposition laissent à penser qu’ils sont crédibles. Il est clairement indiqué que Bongo arrive premier dans les provinces du Haut Ogooué et de l’Ogooué Ivindo (avec respectivement 68,33% et.40,73%). Il est aussi dit que Mba Obame effectue un score fleuve de 95,59% dans le Woleu Ntem. Enfin, il est assumé qu’aucun résultat ne soit parvenu de l’Ogooué Lolo.

Le mépris manifeste d’Ali Bongo pour les institutions légales du pays dont il prend le pouvoir condamne cette initiative à l’échec. Reste pour les partisans de Mamboundou la satisfaction, aussi petite soit-elle, de prétendre affirmer à la face du monde la réalité des résultats. Armé de ces seuls chiffres, l’opposition entend affirmer sa vérité à la face du monde.

Lire aussi :

Thomas Ibinga : « Ali Bongo n’arrive même pas à la cheville de son père »

Dernière mise à jour : ( 11-09-2009 )

Presida Alain cherche professeur!

Président de la République recrute professeur science po Paris

Après avoir obtenu un certificat de mercenariat de l’Institut des Hautes Etudes Bourgistes avec mention très honarable avec les félicitations de l’Elysée, de l’Iran, de Kadhafi, de Paul Biya, du Roi…, le Président souhaiterait refaire ses connaissances en politique car avec son score minable aux élections présidentielles, il ne peut démarrer son activité.

Président de la République recrute professeur science po Paris

Crédité de 19% de voix aux scrutin présidentiel du 30 août 2009, le président finalement désigné par les militaires, grâce au grand coup de main de l’Institut Bourgi de Paris a du mal à démarrer la grosse machine qu’est l’Etat. car celle-ci fonctionne avec des individus qui adhèrent au projet du candidat.

Or, le président aidé, n’a ni projet crédible capable de convaincre l’opinion après tous ces massacres,de Port-Gentil et de Libreville, ni même une personnalité pouvant rassembler les différentes communautés fustrées autour de son action.

Ne pouvant dissuader par la force, car les militaires commencent aussi à bouder, ni par sa fortune cette fois qui n’intéresse personne, il recruterait un prof. de science po. pour des cours de démocratie, et de respect du droit et de la constitution.

Salaire intéressant : 90 millions d’euros l’heure.

Le candidat doit avoir exercé les fonctions ministérielles, responsable de parti, Président de la République.

Une expérience de la destabilisation des partis adverses est exigée.

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